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Dyslexie et dyspraxie : comment la sophrologie complète le suivi orthophonique


Les troubles DYS ne concernent pas seulement les apprentissages. Ils touchent aussi l'estime de soi, la fatigue mentale et la façon dont l'enfant vit l'école au quotidien.


Quand un enfant dyslexique ou dyspraxique fournit chaque jour des efforts intenses pour lire, écrire, se repérer dans l'espace ou coordonner ses gestes, son cerveau travaille en permanence à plein régime — souvent plusieurs fois plus que celui d'un autre enfant pour accomplir la même tâche. Ce surcoût cognitif est réel, souvent invisible aux yeux des adultes qui l'entourent, et il finit par peser lourd : sur la concentration, sur l'humeur, sur l'image que l'enfant a de lui-même.


Un vécu scolaire souvent difficile


Les difficultés ne s'arrêtent pas à la porte de la classe. Elles se prolongent le soir dans les devoirs, le week-end dans les révisions, et parfois la nuit dans des angoisses anticipatoires avant une dictée ou une lecture à voix haute.


Beaucoup de ces enfants développent progressivement une forme de vigilance permanente : ils guettent les regards des autres élèves, anticipent les situations qui risquent de les mettre en difficulté, et apprennent à se faire discrets pour éviter de se tromper en public. Ce mécanisme de protection est compréhensible, mais il épuise. Et il prive l'enfant d'une ressource essentielle pour apprendre : la sécurité intérieure.


Se sentir en sécurité, c'est pouvoir essayer sans craindre l'erreur. C'est oser lever la main, oser relire un mot que l'on n'a pas compris, oser demander de l'aide. C'est précisément cela que la sophrologie peut aider à restaurer.


Ce que la sophrologie n'est pas — et ce qu'elle est vraiment


La sophrologie ne remplace pas l'orthophonie, la psychomotricité, ni aucun autre suivi spécialisé. Elle ne rééduque pas le langage, elle ne travaille pas la conscience phonologique, elle n'intervient pas sur les fonctions cognitives directement liées aux troubles DYS.


Ce qu'elle fait, c'est créer les conditions intérieures favorables pour que les autres accompagnements portent leurs fruits. Elle s'intéresse à l'enfant dans sa globalité — son corps, ses émotions, son vécu — et lui propose des outils concrets pour mieux habiter les moments difficiles.


Elle aide notamment à :

  • Retrouver du calme — Les exercices de respiration permettent à l'enfant d'activer son système nerveux parasympathique, c'est-à-dire la partie du cerveau qui "freine" l'état d'alerte. Quand le corps se calme, les pensées se posent, et l'enfant redevient disponible pour apprendre.

  • Relâcher les tensions physiques — Les enfants DYS portent souvent des tensions dans le corps : mâchoire serrée, épaules contractées, ventre noué. La détente corporelle guidée leur permet de repérer ces zones de tension et de les relâcher consciemment, ce qui a un effet immédiat sur leur état émotionnel.

  • Renforcer la confiance en soi — À travers des exercices de visualisation positive et d'évocation de réussites, l'enfant apprend à se rappeler qu'il est capable, qu'il a déjà su faire, qu'il peut y arriver. Ce n'est pas de la pensée magique : c'est une façon d'entraîner le cerveau à mobiliser ses ressources plutôt qu'à se focaliser sur ses manques.

  • Trouver un espace d'expression sans jugement — Beaucoup de ces enfants n'ont pas vraiment l'occasion de dire comment ils vivent leurs difficultés. La séance de sophrologie leur offre ce temps, avec une écoute bienveillante et sans pression de performance.



Des situations concrètes de la vie scolaire


En séance, les outils sont toujours adaptés aux situations que vit l'enfant au quotidien. On peut, par exemple :

  • Préparer la dictée : à travers une visualisation où l'enfant s'imagine dans la classe, calme et concentré, en train d'écrire avec confiance — même si les mots sont difficiles.

  • Travailler la lecture à voix haute : une des situations les plus redoutées. On travaille sur la respiration avant de commencer, sur le fait de ralentir sans honte, et sur la dissociation entre "lire lentement" et "être nul".

  • Apprivoiser les devoirs : en aidant l'enfant à créer un rituel d'ancrage avant de s'asseoir au bureau — quelques respirations, une posture choisie — pour entrer dans l'activité de façon plus sereine.

  • Gérer la fatigue de fin de journée : après une journée scolaire intense, le corps et l'esprit ont besoin d'une vraie pause. Quelques minutes de détente guidée permettent de "vider le trop-plein" avant de repartir dans les devoirs ou les activités du soir.


L'estime de soi, au cœur du travail


Un point que l'on sous-estime souvent : ces enfants se comparent beaucoup aux autres. Ils voient les autres lire facilement, écrire vite, mémoriser sans effort — et ils concluent, parfois très tôt, qu'ils "sont moins intelligents", qu'ils "n't y arriveront jamais", ou qu'ils "travaillent pour rien".


Or, un enfant DYS n'est pas en échec. Il apprend différemment, dans un monde qui n'a pas toujours été conçu pour son fonctionnement. Cette distinction — subtile mais fondamentale — mérite d'être travaillée en profondeur, et la sophrologie peut y contribuer. À travers les séances, l'enfant apprend à reconnaître ses qualités, à valoriser ses progrès même discrets, et à construire une image de lui-même qui ne soit pas uniquement définie par ses difficultés scolaires.


Il découvre aussi qu'il possède des ressources intérieures — la capacité à se calmer, à se concentrer, à visualiser une réussite — qu'il peut mobiliser à tout moment, y compris hors des séances.


Une approche douce, adaptée à chaque enfant


Chaque enfant est différent. À 7 ans, à 11 ans ou à 15 ans, les besoins ne sont pas les mêmes, les mots ne sont pas les mêmes, les enjeux non plus. La sophrologie s'adapte : les exercices sont toujours expliqués simplement, proposés sans obligation, et ajustés en fonction de ce que l'enfant vit au moment où il vient en séance.


L'objectif n'est pas de "réparer" quelque chose, mais d'accompagner l'enfant vers plus de sérénité, de confiance et de disponibilité intérieure — pour qu'il puisse avancer à son rythme, avec ses propres forces.


À Lattes et Marsillargues, j'accompagne les enfants et adolescents avec une approche douce, à l'écoute de leurs besoins. Si votre enfant vit difficilement ses difficultés scolaires ou souffre d'un manque de confiance en lui, n'hésitez pas à me contacter pour en parler.


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